Intérim : bien comprendre pour mieux négocier !

Intérim : bien comprendre pour mieux négocier !

Au cours des quatre premiers mois de l’année 2018, la hausse de l’emploi intérimaire représente +7,8 % (par rapport à la même période de 2017). L’intérim séduit de plus en plus par sa flexibilité et sa simplicité : pas de temps passé au recrutement, ni de papiers administratifs et le terme de la mission est modifiable facilement… Pour l’entreprise, il faut uniquement définir le profil recherché pour le poste. En contrepartie, cela représente un coût pour l’entreprise, que nous avons décrypté pour vous.

 

     Qu’est-ce que l’intérim exactement ?
Tout d’abord, il faut savoir que l’intérim se base sur une relation tripartite entre un salarié, une agence d’intérim et une entreprise utilisatrice. L’entreprise a recours à un intérimaire uniquement pour une tâche précise et temporaire : salarié absent, accroissement temporaire d’activité, emplois saisonniers… 
Chaque mission d’intérim est strictement encadrée par la loi (renouvelable qu’une seule fois avec une durée maximum totale de 18 mois (24 mois dans les cas exceptionnels)) avec 2 contrats :
     – Le contrat de mise à disposition : contrat commercial établi entre l’entreprise de travail temporaire (ETT) et la société utilisatrice.
       – Le contrat de mission : conclu entre l’entreprise de travail temporaire (ETT) et l’intérimaire.

L’intérim en quelques chiffres :

(Source : baromètre Prismemploi – avril 2018 par rapport à avril 2017)

L’intérim représente une part relativement stable de l’emploi salarié en France entre 2,9% et 3,6%, depuis 2000.

     Comment estimer le coût d’un intérimaire ?

Le coût d’un intérimaire correspond environ à 2 fois son salaire de base. Le salaire de l’intérimaire ne peut être inférieur à celui de la personne remplacée. Il doit bénéficier des mêmes droits que les salariés de l’entreprise utilisatrice et des mêmes équipements collectifs : transport, tickets restaurant, etc. ). Le coût pour l’entreprise se calcule de la manière suivante : 

Rémunération brute de l’intérimaire x coefficient de facturation

Le coefficient de facturation peut varier de 1,9 à 2,6 en fonction de la qualification demandée, du nombre d’intérimaires, du contexte économique (le salaire, les charges sociales mais aussi la marge commerciale de l’agence d’intérim).

Par exemple :
– Rémunération brute de l’intérimaire : 1 550€
– Coefficient de facturation : 2,1
–> Pour 3 mois, l’intérim vous coûtera : 1 550 x 2,1 x 3 = 9 765€

On parle aussi de 2 coefficients : le coefficient de recrutement et de gestion.

        – Le coefficient de recrutement, (ou de délégation) comprend tous les coûts liés au recrutement de l’intérimaire : annonce, entretien, constitution du dossier, visite médicale,… Plus le poste est spécialisé, plus le coefficient de recrutement est élevé.

          – Le coefficient de gestion ne comprend que les frais de gestion administrative de chaque dossier, il est donc moins élevé.

 

     Comment bien le négocier ?

Pour l’entreprise utilisatrice, il est important de négocier et cette négociation peut se faire sur plusieurs points :

     – La négociation peut se faire sur ces coefficients  en fonction de plusieurs paramètres : zone géographique, postes demandés, profils demandés (niveau d’étude, expérience, …). L’objectif étant de bénéficier des taux les plus intéressants du marché en fonction du type de poste, du niveau d’études et de l’expérience de l’intérimaire.

     – L’entreprise peut aussi négocier des contrats-cadres et des remises de fin d’années en fonction du volume d’achats.

     – Un autre levier possible est la rétrocession totale ou partielle des allégements de charges sociales. C’est-à-dire que l’État rétrocède une partie de la rémunération brute mensuelle de l’intérimaire à l’ETT sur les bas salaires compris entre 8,03 et 12,52 euros de l’heure. L’entreprise peut les négocier étant donné que c’est lui qui rémunère indirectement l’intérimaire.

    – Enfin, l’entreprise peut aussi ajouter des indicateurs de performance (réactivité, conformité des profils demandés, …) dans les contrats et appliquer des pénalités en cas de non-respect.

     En bref

Il est indispensable pour une bonne négociation tarifaire que l’entreprise :

      – maitrise parfaitement tous ces leviers
La composition des coefficients de facturation et les éléments réglementaires précis (rémunérations, allègements, crédits d’impôts, charges sociales, etc…).
      – effectue une veille régulière pour conserver les meilleurs conditions tarifaires.
Ainsi, elle pourra profiter des avantages d’un travail intérimaire face à celui d’un CDD, qui peut paraitre moins coûteux, mais reste moins flexible et plus lourd pour l’entreprise. 

 

Le choix Haxoneo

Grâce à ses partenaires, Haxoneo vous propose de réelles économies sur vos projets d’intérimaires.

Dernièrement, nous avons fait réaliser 120 000 euros d’économies sur l’intérim à une entreprise de production d’emballages sur un budget de 2 millions.

En savoir plus

Partager cette publication